" I am come so that they may have life and have it to the full. " John 10:10

CHAPITRE GÉNÉRAL, PUNE, INDE - 8 OCTOBRE, 2014

Contemplation

20th Oct. 2014

Sr. Bimla MInj, Congregation Leader declared the Chapter closed.

Closing declaration of 2014 Chapter meeting
CHAPITRE GENERAL 2014

Communication 19 Octobre 2014

La prière du matin a été dirigée par Sr Beth Preston et était basée sur la première lettre de St. Paul aux Thessaloniciens dans laquelle il parle de la grâce pour les élus.
Lors de la séance du matin les petits groups ont discuté du nombre de déléguées pour le Chapitre Général de 2020. Les résultats de ces discussions ont ensuite été partagés avec le groupe entier.
Sr Margaret O’Brien a précisé comment les changements dans les Constitutions peuvent éventuellement affecter des futurs Chapitres Provinciaux.
Les Capitulantes se sont après ces explications retrouvées par Province pour commencer à planifier la façon dont l’expérience du Chapitre Général serait communiquée dans chaque Province. Les résultats des discussions par Province ont été partagés dans le grand groupe.
L’après-midi était libre. Les groups de partage de la foi se sont réunis avant le souper pour leur dernier partage.


New Leadership team

Sr. Jane Quinlan , Sr. Nirmala Kujur , Sr. Bimla Minj Congregation leader; Sr. Bernadette Mwavitta .

CHAPITRE GENERAL 2014

Communication
Samedi 18 Octobre 2014
Le processus de discernement pour l’élection des Assistantes Générales s’est poursuivi dans un climat de prière et de silence.
A la fin de la journée les sœurs suivantes étaient élues à l’Equipe Dirigeante de la Congrégation
Sœur Jane Quinlan des Etats-Unis,
Sœur Bernadette Mwavita de la Vice-Province de la RD du Congo,
et Sœur Nirmala Kujur de la Province de Gumla
avec Sœur Bimla Minj comme Leader de la Congrégation.
Chaque sœur élue a été remerciée par des chants et des danses lors de l’acceptation de son élection.

New Leadership team
Congrégation des Sœurs Ursulines de Tildon

CHAPITRE GENERAL 2014 16 et 17 Octobre 2014


Le jeudi 16 Octobre les déléguées ont été dirigées dans la prière du matin par notre facilitateur Sr Ellen Doyle. Elle pria, en utilisant la Lectio Divina, la première lecture du jour Éphésiens 1:1-10 en ce début du Chapitre des Élections.
Le restant de la journée a été consacré au discernement communautaire pour l’élection de notre nouvelle Supérieure Générale.

Aujourd’hui 17 Octobre le discernement pour la Supérieure Générale a continué.

Le résultat a été l’élection de Sœur Bimla Minj en tant que Supérieure Générale de la Congrégation.

Dans l’après-midi le discernement des Assistantes Générales a commencé.
voting
CHAPITRE GENERAL 2014

Communication 8

15 Octobre 2014


Sr Helen Chasse a dirigé les déléguées pour la prière du matin en l’honneur de St. Thérèse d’Avila.
Lors de la séance du matin le deuxième projet des Directives du Chapitre a été révisé en petits groupes. Le projet a été adopté à l’unanimité.

Dans la première séance de l’après-midi chaque membre de l’équipe du Leadership actuelle a partagé son expérience des six dernières années, après quoi le grand groupe à pu réagir à leurs partages.

A 4h30 les déléguées ont examiné les principes pour le processus électoral proposé. Il y avait partage en petits groupes, suivi de questions et/ou clarifications dans le grand groupe.

Toutes les déléguées ont été invitées à la Chapelle de 6h30 à 7h15 pour une prière silencieuse demandant les grâces nécessaires pour le processus électoral.

Congrégation des Soeurs Ursulines de Tildonk

CHAPITRE GENERAL 2014

Communication 7

14 Octobre 2014


La prière du matin qui portait sur l’expérience contemplative de St François d’Assise a été dirigée par Sr Helen Chasse.
Dans la matinée les déléguées ont travaillé sur la première ébauche des Directives du Chapitre basée sur le travail de la journée précédente sur notre thème du Chapitre, Vivre la Spiritualité Contemplative pour la Mission Aujourd’hui. Le projet de texte a été examiné en petits groupes et des suggestions ont été offertes au Comité de Rédaction.
Il n’y avait pas de sessions de l’après-midi, mais des comités se sont réunis pour travailler.
Pour la prière du soir toutes se sont réunies à la chapelle pour prier en action de grâce pour l’Equipe Dirigeante de la Congrégation sortante.


Stacks Image 26940
CHAPITRE GENERAL 2014

Communication 6

13 Octobre 2014

Une Liturgie spéciale pour la célébration de la Journée Canadienne de Grâce a été offerte en l’honneur de nos Sœurs Canadiennes.

A la Prière du matin les déléguées ont réfléchi sur la chanson d’Angèle « Vivre en Harmonie ».

Lors de la session du matin les membres du Chapitre ont repris les invitations offertes la veille sur le thème du Chapitre « Vivre la spiritualité contemplative pour la mission aujourd’hui ». Ces invitations ont été divisées en thèmes et chaque petit groupe de table a reçu un thème et l’invitation qui allait avec. Ils ont été demandés à rédiger un paragraphe qui refléterait leur thème.

Ces paragraphes ont été confiés au comité d’édition pour créer un projet de Directives.
A la session de l’après-midi il y a eu un vote sur les changements proposés aux articles 149,175, 181, 188 et 193 des Constitutions. Tous les changements ont été approuvés par le Chapitre.
Une autre recommandation a été faite pour demander un juriste en droit canon à revoir nos Constitutions pour voir s’il fallait apporter des modifications.

La province de Tezpur a été reconnue officiellement et a été acclamée par un chant de joie.
Les petits groupes ont encore mis sur papier des recommandations sur la façon dont l’Équipe Dirigeante de la Congrégation pourrait poursuivre son travail.

Avant le souper les participantes se sont réunies en groupe de partage de la foi.

La journée s’est terminée par une soirée sociale en l’honneur du Canada et au cours de cette soirée Srs Margaret et Déodata ont parlé par Skype avec les Sœurs Canadiennes.

Ce fût une grande et joyeuse réalisation!

Stacks Image 26942
CHAPITRE GENERAL 2014

Communication 5

12 Octobre 2014

La prière du matin a été conduite par sœur Bimla Minj par une méditation utilisant les mots: “Soyez sereines, soyez sereines et sachez que je suis Dieu”.

Dans la première séance de la matinée les Membres du Chapitre ont été invitées à partager trois idées concrètes qui pourraient être des invitations pour notre Congrégation à vivre le thème “Vivre une spiritualité contemplative pour la mission aujourd’hui”.
La discussion s’est faite en petits groups. Dans le grand groupe chaque petit groupe a ensuite partagé une de ses invitations à être publiée sur le tableau blanc. Les groups qui avaient des invitations similaires les ont rassemblées.

Dans la deuxième partie de la matinée les Membres du Chapitre ont discuté d’éventuelles modifications aux Constitutions, à savoir les articles 149, 175, 181, 188, 193 qui ont trait à la Gouvernance. Il y aura encore d’autres discussion là-dessus. Une deuxième question concernant la révision de l’ensemble de nos Constitutions a également été discutée et reviendra aussi sur table.

Dans l’après-midi les membres du Chapitre ont été invités à formuler des recommandations sur la façon dont l’Équipe dirigeante de la Congrégation pourrait le mieux servir la Congrégation à l’avenir. Et la deuxième question portait sur de nouveaux modes de fonctionnement pour l’Équipe dirigeante de la Congrégation qui incluraient notre identité international.

Il y a eu les groups de partage de la foi avant le souper.

Stacks Image 26944
Chapitre Général 2014

Communication 4

11 Octobre 2014

La Prière du matin était focalisée sur Entendre la Parole de Dieu et Répondre à la Parole de Dieu.

Les Membres du Chapitre ont encore reçu des clarifications sur les recommandations dans le rapport Nicholls Report présenté vendredi et une éventuelle réaction du Chapitre au rapport.

La deuxième partie de la matinée il y avait une conférence très inspirante donnée par Soeur Rekha M. Chennattu, Provinciale des Religieuses de l’Assomption à Pune et Professeur de l’Écriture Sainte au Séminaire Pontifical. Sa présentation a fourni des perspectives bibliques pour notre thème du Chapitre “Vivre la spiritualité contemplative pour la mission aujourd’hui”.

L’après-midi était libre pour une sortie facultative à l’institut Anthony De Melo.
Stacks Image 26946
ADRESSE DE LA SUPÉRIEURE DE LA CONGRÉGATION
CHAPITRE GÉNÉRAL, PUNE, INDE
8 OCTOBRE, 2014
14h.30 – 16h.00

VIVRE UNE SPIRITUALITÉ CONTEMPLATIVE POUR LA MISSION AUJOURD’HUI

Bon après-midi, mes Sœurs,
Quelle merveille de nous trouver ensemble, venant de toute la Congrégation et du monde entier ! Nous sommes bénies d’être en présence les unes des autres, interpellées à accomplir les désirs de Dieu sur nous durant ce Chapitre Général de 2014. Que Dieu soit avec nous pendant notre temps ensemble et toujours !
Aucune d’entre nous n’est ici parce que nous avons choisi d’être présentes à cette assemblée. Chacune d’entre nous a été élue par nos Sœurs, soit pendant un Chapitre, soit pendant une partie du processus en vue du Chapitre Général. Rassemblées ici, nous sommes un exemple vivant de l’œuvre du Saint Esprit dans la vie des Religieuses Ursulines de Tildonk.
Quel est le désir de Dieu pour nous, pour notre planète, pour les femmes et les enfants, pour les pauvres, pour ces femmes particulières qui se rencontrent à Pune, en Inde ?
Ensemble nous avons une grande responsabilité d’écouter l’Esprit avec attention et de nous enseigner mutuellement pendant ces jours de Chapitre. L’Esprit Saint nous a appelées à échanger sur ce que où nous étions, sur ce que nous sommes aujourd’hui, et sur la manière dont nous nous sentons obligées d’avancer vers l’avenir. Nous devons discerner ensemble les désirs de Dieu sur notre avenir et sur celui de la Congrégation.
Déjà dans nos Provinces et notre Vice-Province, nous avons réfléchi et discuté sur le thème du Chapitre Général - Vivre une Spiritualité Contemplative pour la Mission Aujourd’hui.
Nous construisons sur les thèmes des Chapitres Généraux précédents qui nous ont amenées progressivement, avec le temps, à ce Chapitre-ci:
1984 – Nos Constitutions, Plénitude de Vie dans le Christ
1990 – Ut Unum Sint
1996 – Remplir notre rôle prophétique dans l’Eglise et dans le Monde
2002 – Nous choisissons la vie
2008 – Etre Angèle
Et maintenant en 2014 – Vivre une Spiritualité Contemplative pour la Mission Aujourd’hui.
Ce mouvement de trente années, de renouvellement de nos Constitutions de fondation, de renforcement de notre unité, de rappel de nos valeurs et de nos priorités enracinées en Sainte Angèle, nous amène maintenant à un autre point, à la raison même de notre existence.
Le Chapitre Général de 2014 semble nous confronter avec les réalités de notre temps, comme l’ont fait les Chapitres Généraux précédents ; il nous appelle au-delà de l’endroit où nous sommes, vers une conscience plus profonde de l’appel même de Dieu à la vie religieuse, un appel à Vivre une Spiritualité Contemplative pour la Mission Aujourd’hui.
« Une spiritualité pour découvrir Dieu dans la toile de nos vies », telle en était la description lors de la dernière réunion de l‘UISG à Rome.
Nous avons toutes parcouru ce voyage spirituel pendant un certain temps, sinon nous ne serions pas assises ici. Nous avons encore tellement à apprendre et à discerner sur ce nouvel accent à vivre une Spiritualité Contemplative pour la Mission Aujourd’hui.
Ceci nous amène sûrement à la tranquillité, au « silence intérieur », comme l’exprimait les Directives du Chapitre Général de 2008. Dans la tranquillité, nous nous tournons vers Dieu qui est amour. En présence de Dieu, en approfondissant notre sensibilisation à ce Dieu qui est pure don, j’arrive à une nouvelle prise de conscience, à de nouveaux aperçus et à une nouvelle expérience du moment présent, de ce que je suis, de ce qu’est Dieu. Nous appartenons à Dieu. Nous sommes appelées par Dieu à une communion d’amour avec Dieu. C’est l’amour qui devient notre parcours spirituel et notre relation à Dieu, au centre de nos vies. Un amour et une empathie naturelle découlent de cette relation à Dieu, et nous nous tournons vers les autres – pour la Mission aujourd‘hui. Nous partageons avec les autres et nous aidons les autres dans notre désir de devenir comme Dieu, une personnification d’amour.
Le Père Richard Rohr, un prêtre franciscain, déclare, « L’esprit contemplatif est vraiment l’esprit qui émerge lorsque vous priez en premier lieu, au lieu de penser en premier lieu. La prière ouvre le terrain et avance au-delà de la crainte, et du jugement, et de l’agenda et de l’analyse ; elle permet au moment d’’être ce qu’il est, comme il est ».
Il dit aussi, « Une vraie présence à quelqu’un ou à quelque chose permet de me changer et de m’influencer, avant que je n’essaie de le changer ».
Michael Morwood écrit, « Nous avons appris à croire que Dieu est fondamentalement ailleurs ». C’est peut-être là où se trouve la sagesse du thème du Chapitre Général ; il nous invite à apprendre certaines choses qui ne nous ont pas été aidantes au cours du chemin et qui nous ont peut-être, de fait, entravées au long de notre itinéraire spirituel.
Le Père Richard Rohr a écrit récemment dans une de ses méditations quotidiennes, « Jésus nous a clairement enseigné l’abandon, la nécessité de la souffrance, l’humilité, le règne du serviteur, et la non violence. Mais nous avons transformé ce message en un autre qu’il n’a jamais prononcé, ‘Adorez-moi’. L’adoration de Jésus est plutôt inoffensive et sans risques ; en vérité, suivre Jésus, cela change tout ».
Est-ce que nous sommes de nouveau inspirées par la suite de Jésus ? Suivre Jésus exige beaucoup de notre part. Vraiment suivre la personne de Jésus exigera que nous passions du temps avec Lui, que nous arrivions à connaître la réalité de son être et de sa manière d’agir, afin de nous comporter de la même manière.
Lors de son baptême, Jésus a entendu sa vraie identité, une identité nouvelle, celle du Bien-aimé de Dieu. C’est aussi pour nous une transformation, celle de nous abandonner à notre vraie identité et de vivre consciemment à partir de là. Cette vérité nous change profondément.
Après quarante jours au désert en contemplant le fait qu’Il est le Bien-aimé de Dieu, Jésus est prêt à faire face au démon et ensuite à commencer sa vie publique. Est-ce que nous permettons à notre vraie identité de bien-aimées de Dieu de nous changer profondément ? Est-ce que nous passons suffisamment de temps au calme, dans notre désert pour arriver à une conscience forte de l’amour compatissant et miséricordieux de Dieu ?
Le Pape François dit dans Evangelii Gaudium : Dieu nous demande tout, et en même temps, Dieu nous offre tout.
Lors de l’Assemblée de la Conférence des Supérieures Religieuses (LCWR) en août aux Etats-Unis, la conférencière principale, Sœur Nancy Shreck, a conclu ses présentations avec l’avis suivant :
“Continuez à écouter la voix du Saint Mystère. Entrer dans la cave obscure et prenez le temps de contempler. Parlez de Dieu les unes aux autres. Les vérités les plus profondes ont besoin de beaucoup de temps pour nous atteindre. Puissions-nous ne jamais parler moins de ce qui compte le plus ! ».
Il semblerait que l’Esprit Saint appelle toutes les religieuses du monde à être fidèles à la prière, à leur relation à Dieu. C’est cela dont le monde a besoin : des femmes qui prennent du temps pour le silence, pour Dieu ; des femmes dont les actes sont enracinés dans des valeurs d’amour, de justice et de compassion.
La guerre et l’injustice se déchaînent en de nombreux endroits de notre monde aujourd’hui, et les femmes et les enfants en sont particulièrement les victimes. Dans les nouvelles, nous entendons parler de personnes innombrables chassées de leurs maisons, de sous-alimentation, du viol criminel de femmes et de gouvernements politiques corrompus. Le monde a besoin de religieuses qui apportent la justice et la présence de Dieu dans des situations qui semblent désespérées. Nous avons ensemble le pouvoir d’apporter de l’espérance partout où nous allons. Notre contemplation nous donnera ce qui nous est nécessaire afin d’être pour les autres une présence de Dieu.
Comme ce fut le cas de Ste Angèle et du Père Lambertz, notre contemplation nous conduit à la mission, et notre mission nous ramène à la contemplation.

Francis
Comme vous le savez, le Pape François a instauré l’Année de la Vie Consacrée, celle qui commence au 21 novembre. L’Eglise se penchera sur les Religieux et les Religieuses ; pendant cette année particulière, le Pape François nous ramènera de nouveau à tout ce que nous affirmons vouloir être pour répondre à l’appel que Dieu nous adresse
S’agit-il d’un appel du Chapitre Général à faire face « à l’essence même de la vie religieuse », et à renouveler, comme Religieuses Ursulines de Tildonk, notre engagement envers Dieu?
Récemment, j’rai trouvé cette citation de Chess Edwards: « S’engager veut dire rester fidèles à ce que vous avez dit, longtemps après que les sentiments que vous aviez lorsque vous l’avez dit vous ont quittés ».
Quel est l’engagement que ce Chapitre Général nous demande ? Quels sont les rêves et les visions qui nous sont révélés et qui nous donnent l’énergie et le courage de faire les changements nécessaires pour le parcours des six années à venir ?
Pendant ces journées passées ensemble, nous façonnerons les unes pour les autres ce que veut dire vivre une spiritualité contemplative pour la mission aujourd’hui, comme nous la comprenons maintenant. Notre discernement ensemble, notre écoute respectueuse des unes et des autres, nous disponibilité à dire notre propre vérité nous rassembleront dans l’unité, alors que nous travaillons ensemble pour exprimer en détail le rêve de Dieu sur nous.
Merci pour votre présence ici pendant notre Chapitre Général de 2014. Merci pour ce que vous êtes et pour les manières innombrables par lesquelles vous essayer de faire attention à Dieu dans vos vies.
Que Dieu soit avec nous et qu’Il nous bénisse en nous accordant du courage et de la confiance, alors que nous découvrons ensemble comment nous sommes appelées à Vivre une Spiritualité Contemplative pour la Mission Aujourd’hui.
Margaret O’Brien OSU

May 2014

PRÉPARATION AU CHAPITRE GENERAL
page1image992
Méditation: Mois de Mai 2014
LE SILENCE DE MARIE Marie conservait tout cela et elle le méditait dans son Cœur (Luc, 2,51)
Sœur Deodata BUNZIGIYE VICE PROVINCIALE DES URSULINES DE TILDONK /RDC

dd

INTRODUCTION
L’Eglise notre Mère dédie chaque année le mois de Mai à la vierge Marie notre Mère.
Chaque fois, ce mois nous rapproche d’elle. Marie dans l’Eglise et déjà dans toute l’histoire du salut est présentée sous différents aspects. Dans la litanie qui lui est reconnue l’on peut s’apercevoir combien notre Mère est pleine des grâces, pleine des valeurs divines. Sa beauté est rare, beaucoup des saints exaltent et montrent que cette beauté est surtout un reflet de toute la beauté de Dieu et de l’humanité.
Sa beauté est lumière, les voyants de Lourdes ou de Banneaux, ceux de Borin ou de Fatima, de Medjugorje ou de Kibeho ... éblouies de cette beauté, qu’ils n’arrivent pas toujours à décrire. Combien la petite Bernadette Soubirous a souffert mais pourvue qu’elle revienne à la grotte de Massabielle ? Les voyants décrivent la « MADONA », ils acceptent les statues taillées mais ils disent qu’elle est plus belle que celle-ci faisaient allusion au statue.
La particularité de la beauté de Marie c’est le silence. Le silence de Dieu. Son regard silencieux qui contemple Dieu son père en permanence.
Marie est une valeur du silence. Le silence qui vient contredire notre monde d’aujourd’hui.
En effet, notre monde a peur du silence. Ainsi, il n’est pas rare ces derniers temps surtout chez les jeunes de constater combien il est quasi impossible de confronter le silence.
Ne voit-on pas sur les rues en RDC et autres pays d’Afrique, à Bruxelles capitale d’Europe et dans les autres pays du monde, les jeunes qui se promènent sur la route avec les écouteurs ? Musique qui les accompagne tout au long du jour ?
Le silence valeureux est un vrai défi.
Marie notre Mère est notre modèle du silence, un silence qui est vie , qui n’est pas nuisible.
Le silence de Marie est une présence
Le silence nous fait peur car le silence vide nous confronte à nous même. Le silence nous écrase car étant vide, le silence nous effraye.
Le silence de Marie est une présence, une présence à Dieu. Elle écoute sans cesse la parole de Dieu. Elle est pleinement présente dans chaque événement de sa vie. Silence devant Dieu qui est présent. Dans le plus profond de son cœur, elle

accueille son Dieu. Dieu est là dans le silence de Marie. Son silence est réservé pour l’adoration.
Le silence de Marie est dialogue et communication
Le silence de Marie est une éloquence continuelle de louange vers Dieu. Autour de la nativité tout le monde parle de l’enfant.
Marie se tient en silence mais accueille, écoute dans la crèche. Les anges chantent et annoncent la nouvelle, les bergers adorent et louent. Les rois mages s’inclinent et donnent les présents, Marie regarde et communique sa paix, sa joie, sa louange à Dieu.
Au temple, lors de la présentation, Siméon chante son cantique « Ô Maitre souverain Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, ...» (Luc 2 : 29-32). Anne prophétise, Marie vient d’apprendre que la douleur transpercera son cœur. Marie écoute, accueille et communique en silence sa foi et sa fidélité, à son Dieu.
Silence pour écouter la parole de Dieu. Dieu son unique nécessaire. Dès le départ, la jeune fille d’Israël comptait parmi les « restes de Yahvé » qui connaissait les écritures.
Le silence de Marie communique la paix, contraire des flots de paroles.
Marie communique son humilité devant Dieu. Elle accueille la sagesse de Dieu. Humilité qui est contraire d’une timidité stérile.
Le silence de Marie est engageant
C’est le silence d’écoute qui conduit à Marie de répondre à l’Ange, elle donne sa parole née de son silence, présence de Dieu.
« Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon sa volonté» Luc 1, 38
Mais parce qu’elle veut connaître et réaliser la volonté de Dieu, elle pose la question : « comment cela se fera-t-il ? » Luc 1, 34-38
Ou encore après avoir observé qu’il leur manquait le vin, il demande aux ouvriers : « Faites tout ce qu’il vous dira » Jn 2,1-12
A la catacombe, elle n’était pas restée à l’écart mais avec les apôtres restée à atteindre l’esprit de vie.
Marie, Maman de Jésus, avec Joseph, elle cherche son fils dans le silence, elle bouge. Elle cherche son Christ. Elle veille sur la vie, elle donne la vie. Quand Jésus n’est pas là, la vie ne tourne pas. « Mon fils pourquoi nous as-tu fait cela ? » Luc 2, 41-52

Grâce au silence et à la contemplation, Marie nous apprend à retrouver Jésus dans nous et entre nous.
Le silence de Marie est fidélité
Le silence de Marie n’est pas fatalité mais fidélité. Quoi qu’il arrive Marie est en silence dans la fidélité de Dieu.
L’exemple le plus frappant c’est l’exemple de Marie qui accompagne son fils tout le long du Chemin du Calvaire. Le film « Jésus de Nazareth » ou « Passion du Christ » montre clairement comment Marie a accompagné Jésus en silence.
Le regard de Marie croise celui de Jésus et vice versa sans rien dire Marie reste en silence jusqu’au pied de la croix ou elle se tient près de Jean ou Jésus confie l’un à l’autre comme Mère et fils et par Jean, Jésus nous confié à Marie et dans son silence de fidélité, elle nous accueille « fils voici, Mère... » Jn 19, 25-27
Quand Jésus est mort, c’est Marie qui accueille le corps de son fils dans son silence de fidélité.
Le silence de Marie conduit au Magnificat
Après l’annonciation Marie qui a appris la situation de sa consœur Elisabeth, sans commentaire elle prend la route pour visiter sa consœur. Marie qui est en route elle finit par chanter le Magnificat, elle tressaille de joie: «...toutes les générations me diront bienheureuse... » Luc 1, 48 car la vrai louange, la vrai joie proviennent de l’amour.
Celui qui aime est heureux. On se sent parfois être quelqu’un quand on parle. Mais Marie est heureuse car elle est tout amour, elle va vers l’autre
Toute notre vie peu devenir Magnificat si comme Marie, nous nous mettons en Route pour rencontrer l’autre pour l’aimer.
Le silence de Marie n’est pas stérile mais il est :

  • -  Silence présence
  • -  Silence de dialogue et de communication
  • -  Silence de fidélité
  • -  Silence d’engagement
  • -  Silence du magnificat.

holy

April 2014

Pour connaître Jésus, nous devons le suivre
(Radio Vatican via CNUA)

On connaît mieux Jésus en le suivant qu’en l’étudiant. Tel était le message récent du Pape François dans son homélie pendant la Messe à la Casa Santa Marta. Chaque jour, expliquait-il, le Christ nous demande « qui » il est pour nous ; mais nous ne pouvons répondre qu’en vivant comme ses disciples. C’est la vie du disciple qui permet à un chrétien de vraiment savoir qui est Jésus pour lui. C’est un parcours dans les pas du Maître, où un vrai témoignage et même des trahisons, des chutes et de nouveaux élans peuvent s’entrecroiser.
Le Pape François a pris l’exemple de Pierre qui, dans l’Evangile du jour, montre qu’il est un témoin « courageux » car il répond à la question posée par Jésus aux Apôtres, “Qui dites-vous que je suis ?” en disant, « Tu es le Christ ». Mais immédiatement après, il montre qu’il est aussi un adversaire, estimant devoir faire des reproches à Jésus, qui vient d’annoncer ses souffrances et sa mort, puis sa résurrection.
« Souvent », a dit le Pape, « Jésus se tourne vers nous et nous demande, ‘Qui suis-je pour toi?’ Il semble que pour répondre à cette question, ce que nous avons appris, ce que nous avons étudié ne suffit pas. Pour connaître Jésus il faut suivre le parcours suivi par Pierre. Après son humiliation, Pierre marche en avant avec Jésus, il voit les miracles opérés par Jésus ; il voit sa puissance.
Mais, à un certain point, Pierre renie Jésus, il trahit Jésus, et il apprend la connaissance la plus difficile – plus qu’une connaissance, une sagesse – celle des larmes et des pleurs ».
Le Pape François continue : Pierre demande pardon à Jésus –et pourtant, après la résurrection, Jésus lui pose trois fois la question aux bords du Lac de Tibériade, « M’aimes-tu? »
« Probablement », ajoute le Pape, « en réaffirmant son amour total pour son Maître, Pierre pleurait et avait honte du souvenir de son triple reniement ».
La première question à Pierre – « Qui suis-je pour toi? » – ne peut être comprise que sur la route, une route de grâce et de péché, une route de disciple. Jésus n’a pas dit à Pierre et à ses Apôtres, « Connaissez-moi ». Il a dit, « Suivez-moi ! ». C’est en suivant Jésus que nous arrivons à le connaître, en suivant Jésus avec nos forces et nos péchés, mais toujours en le suivant. Ce n’est pas l’étude qui est nécessaire, mais une vie de disciple. Cela exige « une rencontre quotidienne avec le Seigneur, chaque jour, avec nos victoires et nos faiblesses ».
Mais, a ajouté le Pape, « C’est un voyage que nous ne pouvons faire seuls ». L’intervention du Saint-Esprit est nécessaire. « Connaître Jésus est un don du Père;
C’est lui qui nous fait connaître Jésus. C’’est le travail du Saint-Esprit, Lui qui est un grand travailleur, et non un syndicaliste. Il est un grand travailleur et il travaille continuellement en nous. Il accomplit le travail de nous expliquer le mystère de Jésus, et nous donne le sens de Jésus. Nous contemplons Jésus, Pierre, les Apôtres, et nous entendons dans le cœur la question, ‘Qui suis-je pour toi ?.’ Comme disciples, demandons au Père de nous faire connaître le Christ dans le Saint-Esprit, de nous expliquer ce mystère ».
John Maxwell a écrit dans son livre, “Partenaires en prière”: "Pendant l’été de 1876, des sauterelles ont détruit presque toutes les cultures au Minnesota. Au printemps de 1877, les fermiers étaient donc inquiets. Ils croyaient que ce fléau épouvantable allait de nouveau les visiter et de nouveau détruire leurs riches cultures de blé, ruinant ainsi des milliers de gens.
La situation était tellement sérieuse que le Gouverneur, John S. Pillsbury, a établi le 26 avril comme une journée de prière et de jeûne. Il a exhorté chaque homme, chaque femme et chaque enfant de demander à Dieu d’empêcher ce fléau. En ce jour d’avril, toutes les écoles, toutes les boutiques et tous les magasins, tous les bureaux étaient fermés. Il y avait un silence respectueux et paisible dans tout l’Etat.
Le lendemain, l’aurore était lumineuse et claire. Les températures ont monté à un degré normal pour la mi-été, mais inhabituel au mois d’avril. Les habitants du Minnesota furent anéantis en découvrant des milliards de larves de sauterelles qui se tortillaient, toutes vivantes. Pendant trois jours, la chaleur inhabituelle continuait, et les larves se mirent à éclore. On voyait bien qu’en peu de temps elles commenceraient à dévorer et à détruire les cultures de blé.
Au quatrième jour, cependant, la température a subitement baissé, et cette nuit-là, une gelée a couvert tout l’Etat. Résultat : la gelée a tué aussi sûrement que du poison ou du feu chacune de ces bestioles qui s’agitaient et se tortillaient. L’événement fut inscrit dans l’histoire du Minnesota comme le jour où Dieu a répondu aux prières de son people.
C’est une histoire impressionnante !
Si nous sommes ouvertes à la grâce, Dieu prend l’initiative et se trouve là devant nous. Nous devons nous rendre présentes et écouter. La manière dont nous nous ouvrons peut être différente pour chaque personne.
Personnellement, jai besoin d’éteindre tous les stimulants externes – de me calmer et de me concentrer. J’ai besoin d’être seule et de n’être pas dérangée. J’aime le silence.

Il y a différentes méthodes pour demander l’aide de l’Esprit Saint: lire les Ecritures en priant, répéter la prière de Jésus, prêter attention à la respiration. Ce n’est pas une prière égoïste.
Alors, nous sortons de notre chambre intérieure pleines d’amour, prêtes à rencontrer les autres par une visite, un appel téléphonique, des excuses, ou une prière. Avons-nous trouvé notre chambre intérieure ? Quelles demarches faisons- nous pour y arriver ? Dieu nous y attend toujours.

March 2014

Unies dans le Christ Apprécier la diversité des spiritualités féminines

Diana L. Hayes, Professeur émérite de théologie à l’Université de Georgetown, Washington D.C. Extrait de : « America », 28 octobre 2013, pp. 39-40
Notre monde est de plus en plus diversifié en ses manières de comprendre, de savoir et de croire. Dans une remise à jour que l’on pourrait qualifier de mondiale, des pays autrefois colonisés par des puissances occidentales ont commencé à planifier leur propre parcours. Parallèlement, des femmes, des personnes de couleur ont travaillé à se distinguer et, en de multiples façons, elles ont bénéficié de l’émergence d’un monde globalisé, dans lequel tous les peuples sont encouragés à participer.
Ce changement dans le monde a aussi influencé le domaine spirituel. A la lumière de l’appel du Concile Vatican II pour déchiffrer les « signes des temps » et y répondre, l’Eglise catholique s’est efforcée de réagir aux changements de notre époque. L’histoire des traditions et des pratiques de spiritualité était comprise comme insérée dans un contexte de religions spécifiques et de groupes spécifiques à l’intérieur de ces religions. Ainsi, dans le Christianisme, et surtout dans le Catholicisme romain, on distinguait les pratiques de la vie active de ceux de la vie contemplative, la direction d’un état de vie, de celle d’une vocation.
Aujourd’hui, ces catégories rigides sont devenues plus souples, alors que des chercheurs de spiritualité, surtout des femmes et des personnes de couleur, développent et encouragent des pratiques et des mentalités enracinées dans leurs propres cultures et expériences de vie. Cela se fait en reconnaissant que toutes les spiritualités sont ancrées dans le temps et l’espace d’une culture particulière. Les cultures dominantes du passé sont toujours viables et gardent leurs valeurs, mais la plupart des gens aujourd’hui recherchent avec ardeur une spiritualité qui leur parle personnellement et leur permette de réinterpréter et de comprendre leur foi comme une source de spiritualité.
Aujourd’hui, l’on trouve de nombreuses définitions de la spiritualité, aussi bien dans l’Eglise qu’en dehors d’elle, qui reflètent la diversité croissante de notre époque. Joann Wolski Conn note que pour certains, « la spiritualité se réfère à une expérience de vie dynamisée par un désir d’auto-transcendance dans l’amour, dans un engagement libre pour la bonté et la vérité, sans aucun lien avec ce qui est divin ou saint. Pour d’autres, elle signifie un désir activé par un saint Mystère, tel qu’il est compris dans une foi religieuse particulière. »

Parmi les spiritualités religieuses les plus significatives qui émergent aujourd’hui, l’on trouve celles de femmes de toutes races et de toutes ethnies. La spiritualité a un sens à la fois individuel et communautaire ; elle est profondément enracinée dans la vie de ces femmes, mais elle varie d’une culture à l’autre. La spiritualité féminine contemporaine est très différente de celle qui a été envisagée dans l’histoire comme spiritualité féminine ; habituellement c’étaient des hommes qui la définissaient comme passive, émotionnelle et nourrissante. Aujourd’hui, on peut affirmer qu’aucune spiritualité féminine ne répond à ces caractéristiques.
Les spiritualités sont différentes, comme les femmes sont différentes, mais elles possèdent aussi des éléments communs sur lesquels des femmes de l’Eglise catholique peuvent construire, afin de façonner une spiritualité de solidarité, non seulement avec d’autres femmes, mais aussi avec des hommes. Ces spiritualités sont adoptées de plusieurs manières différentes. Des femmes, individuellement ou en groupe, ont travaillé à développer la connaissance de soi et à discerner leur propre réalité dans leurs relations avec un Dieu qui a créé à la fois l’homme et la femme, à son image.
Des femmes ont recherché et édifié des théologies qui leur donnent de la force et les rendent responsables. Ces théologies ont émergé parce qu’elles ont envisagé leur propre histoire et en ont retenu ce qui les rend responsables, ce qui les libère, les soutient et les nourrit. Des femmes apportent une vue critique et herméneutique à cet effort, lorsqu’elles interprètent l’Ecriture Sainte, l’histoire et la tradition de l’Eglise selon leurs perspectives propres, afin de construire de nouvelles manières de comprendre la foi catholique, à l’intérieur du contexte de ses enseignements. En travaillant sur cette compréhension de soi et de Dieu, des femmes créent de nouvelles structures dans l’Eglise et la société, qui sont critiques et opposées à un racisme tenace, au sexisme, aux classes sociales, à l’homophobie et à d’autres structures de péché qui sont aliénantes et opprimantes, et qui détruisent l’humanité.
Le fruit de ces efforts se perçoit dans une spiritualité féminine fondée sur une théologie élaborée par des femmes de descendance africaine et pour elles. Elles ont développé une évaluation critique de l’Eglise et de la société sur la conception de la race, des classes sociales, du gendre, avec les conséquences qui se multiplient sur les femmes noires. Une spiritualité féminine latino-américaine (mujerista) est aussi centrée sur la race, la classe sociale et le gendre, car ceux-ci affectent les latino- américaines d’une manière particulière. La spiritualité de femmes américaines- asiatiques et celle des amérindiennes a aussi évolué. Toutes ces spiritualités se définissent par elles-mêmes ; elles sont enracinées dans la foi catholique (bien qu’elles se trouvent aussi dans des branches protestantes), et sont libérantes pour toutes. L’accent prédominant des ces spiritualités varie selon les femmes engagées à récupérer et à reconstruire les traditions de leur propre culture ; pourtant elles partagent aussi leur bien commun, lorsqu’elles présentent, souvent pour la première

fois, des récits, des chants, des prières, de la musique et des rites provenant de leur propre peuple. Elles révèlent souvent que les femmes portent authentiquement leur propre culture, en transmettant et en proposant ce qui les définit personnellement et libère chacune d’elles.
Des femmes de toute culture, et des hommes aussi, ont beaucoup à apprendre de ces diverses spiritualités qui continuent à se développer. Elles ne sont contradictoires ni en elles-mêmes, ni dans leur théologie ; de telles spiritualités, dans leur évaluation critique du rôle de l’Eglise et de la société dans l’oppression des femmes et des personnes de couleur au cours de l’histoire, ne cherchent pas à dominer ou à nier les qualités humaines des autres, ni la validité de l’expérience des autres.
Alors que des femmes de toute race et de toute nation continuent à travailler individuellement et les unes avec les autres pour revendiquer et se redonner un nom, l’Eglise dans son ensemble profite de leurs vues et de leur participation. La diversité est un don fait à l’Eglise, lorsque nous reconnaissons que nous avons tous vécu des expériences de discernement et de partage, et que l’on comprend que cette diversité doit être accueillie. Nous avons la responsabilité de travailler les spiritualités de notre Eglise, individuellement et communautairement.
Pour les membres de l’Eglise catholique, beaucoup d’éléments unissent les femmes de contextes variés et d’ethnies variées ; mais tandis que nous partageons des éléments communs, il est important de reconnaître et d’affirmer aussi nos différences. Il est surtout crucial que nous n’essayions pas de revendiquer les histoires, les traditions ou les rites des autres comme étant les nôtres, mais, au contraire, que nous travaillions avec assiduité à découvrir et récupérer les nôtres, et qu’ensuite nous partagions ce que nous avons appris et que nous écoutions les autres. De cette façon, nous tous, hommes et femmes, seront engagés dans la mission libératrice du Christ Jésus.

February 14

« The Mirroring Gaze » (Un regard sur le miroir)
Père Richard Rohr, OFM

La Contemplation, comme l’a dit Thomas Keating, est une thérapie divine. Nous connaissons Dieu et nous nous connaissons nous-mêmes par des voyages intérieurs de prière, et non en ne faisait que croire aux doctrines ou vivre à l’intérieur des structures de l’Eglise.
La manière dont Dieu nous traite devient notre manière de traiter la vie et les autres. Nous finissons pas aimer les autres, tout simplement, comme nous avons permis à Dieu de nous aimer ; cela devrait créer un monde bien aimant. Jésus a déclaré, “Je ne vous laisserai pas orphelins” (Jean 14,18). La foi c’est la confiance qu’une union intrinsèque existe entre Dieu et nous. La Contemplation donne l’expérience de cette union.
(Adapté de True Self/False Self CD – Vrai soi / Faux soi CD)
Comment est-ce que je comprends la contemplation à ce moment de ma vie ? Quels sont les fruits de contemplation que j’aperçois dans ma vie de tous les jours?
Que puis-je faire chaque jour pour approfondir mon expérience et ma compréhension d’une spiritualité contemplative ?

November 2013

AYEZ UN NOEL QUI VOUS DÉFIE ! Du vert au milieu de la sécheresse.
Les Indiens Chérokés ont une brève histoire de la création, qui s’intitule : « Pourquoi quelques arbres sont toujours verts ».
Lorsque les plantes et les arbres furent faits pour la première fois, le Grand Mystère a fait un don à chaque espèce. Mais d’abord il a organisé un concours pour déterminer quel don serait le plus utile et à qui. « Je veux que vous restiez éveillés et que vous continuiez à veiller sur la terre pendant sept nuits », le Grand Mystère leur a dit.
Les jeunes arbres et les jeunes plantes étaient tellement excités par la tâche si importante qui leur était confiée, que la première nuit il aurait été difficile de ne pas rester éveillés. Cependant, la deuxième nuit ce n’était pas aussi facile, et juste avant l’aube, quelques-uns se sont endormis. La troisième nuit, les arbres et les plantes chuchotaient entre eux pour tenter d’éviter une petite somme, mais c’était un trop grand effort pour quelques-uns. Davantage parmi eux se sont endormis la quatrième nuit.
Au cours de la septième nuit, les seuls arbres et les seules plantes encore éveillés étaient le cèdre, le pin l’épicéa, le sapin, le houx et le laurier.
« Quelle merveilleuse endurance est la vôtre ! » s’est exclamé le Grand Mystère. « On vous fera le don de rester toujours verts. Vous serez les gardiens de la forêt. Même en hiver, au cours d’une mort apparente, les créatures qui sont vos frères et sœurs garderont la vie, protégée par vos branches. »
Depuis ce temps-là, tous les autres arbres et toutes les autres plantes perdent leurs feuilles et dorment pendant tout l’hiver, tandis que les conifères restent éveillés.
Ce récit n’utilise pas les symboles de lumière et d’obscurité. Il parle de verdure au milieu de la nudité et associe cette verdure à la capacité de rester éveillé. « Rester éveillé » est un code courant dans la littérature spirituelle. Il veut dire rester conscient de notre lien vivifiant avec la réalité divine, même lorsque des forces internes et externes luttent contre elle. Comme la lumière dans les ténèbres nous rappelle cette vérité, ainsi le fait l’arbre aux feuilles vertes dans une forêt sans feuilles.
L’amour au sein du rejet.
Les plus grands symboles chrétiens de Noël utilisent aussi le contraste pour accentuer le
caractère invulnérable de notre relation intérieure et transcendante avec Dieu. « Elle mit au monde son fils premier né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtellerie » (Luc 2:7). Dans une phrase intensément symbolique, Luc fait ressortir le contraste entre l’amour et le rejet. Jésus est enveloppé de langes, ce qui symbolise qu’il est un enfant aimé. Il est couché dans une crèche, une mangeoire, symbole qu’il deviendra une nourriture pour le monde. Ces deux symboles se rejoignent pour désigner la réalité d’un amour qui se donne, l’essence de Dieu et l’identité et la mission de tous ceux qui sont en relation avec Dieu.
Pourtant, cet amour est entouré de rejet. Il n’y a pas de place pour lui à l’hôtellerie. Cette exclusion au moment de sa naissance est un présage de son exclusion par l’élite religieuse et politique de son temps. Jésus ne sera pas accepté. Il rencontrera une opposition violente et sera mis à mort. Pourtant, comme tout l’Evangile en témoigne, ce rejet ne va pas miner la vérité de ce qu’il est. Il est le Fils bien-aimé de Dieu, avec la mission de communiquer la vie divine aux gens. Cette vérité se perçoit très clairement lors du premier moment de rejet violent – sa mort sur la croix. Ces événements à venir, cette « vie devant lui » sont suggérés par des symboles qui se rejoignent – les langes, la mangeoire, et le manque de place à l’hôtellerie. Ces symboles englobent la vérité d’un enfant aimé qui continue à propager l’amour dans un monde de rejet.
Un Noël qui nous défie
La vérité de Noël émerge en contrastes imagés. Peut-être que la meilleure manière de regarder ces contrastes se trouve en termes de réalités internes et externes. Quelle que soit la sévérité du monde extérieur – l’obscurité, la nudité, le rejet – il ne peut étouffer la lumière, dessécher la verdure, ni détruire l’amour. Bien que nous n’y pensions pas toujours, il y a toujours à Noël une pointe, une attitude qui nous frappe en pleine face. Chesterton l’a bien exprimé : « Une religion qui défie le monde devrait avoir une fête qui défie les conditions météorologiques ».
Si jamais je reviens à la coutume d’envoyer des cartes de Noël, la page de couverture sera l’image d’une lumière brillant dans les ténèbres, ou d’un arbre toujours vert au milieu d’une forêt dénudée, ou d’en enfant qui rit dans une étable délabrée. A l’intérieur, le souhait sera très direct: “Ayez un Noël qui vous défie !”
Bien sûr, je ne veux vraiment pas que les gens aient un Noël qui les défie. Je veux qu’ils aient un Noël harmonieux. Je veux que le monde intérieur et le monde extérieur soient synchronisés. De la lumière à l’intérieur et à l’extérieur, de la verdure à l’intérieur et à l’extérieur, de l’amour à l’intérieur et à l’extérieur. En d’autres mots, je souhaite aux
gens la paix de Noël en plénitude –une santé suffisante, des moyens financiers suffisants, des relations suffisantes, et une société et un monde qui soient suffisants, stables et non-violents
Mais ce n’est pas toujours ce que nous recevons. Noël arrive et nous trouve dans un état de santé précaire, avec notre carrière, nos travaux ou notre vocation sous pression, nos finances fort en baisse, nos relations à réparer, notre société et notre monde égarés. Comment pouvons-nous célébrer Noël en de telles situations? La seule réponse réaliste n’est-elle pas l’inquiétude et la morosité ?
Cependant, lorsque le monde extérieur est fait de ténèbres, de sécheresses et de rejets, la leçon de Noël nous en fait sortir et répondre à un monde interne de lumière, de verdure et d’amour. Puisque ce monde intérieur est enraciné dans un amour transcendant, il est plus puissant que toutes les attaques qui émergent à la fois de notre finitude et de notre état de pécheurs. « Je vous ai dit ces choses pour qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous aurez à souffrir, mais gardez courage ! J’ai vaincu le monde » (Jean 16:33). Lorsque la gaieté de Noël s’articule avec ce passage de l’Evangile de Jean, elle engendre en nous un doux défi à l’égard des tribulations de ce monde. Ce doux défi n’est pas sur la liste habituelle des vertus chrétiennes, mais c’est le cadeau de Noël que nous devons tous déballer d’un décembre à l’autre. (Adapté d’après John Shea - www.jackshea.org)

October 2013

Contemplation:
Nous trouver nous-mêmes, Trouver Dieu
Lorsque le ‘bonheur” nous échappe – à la longue il le fera toujours – nous sommes invités à examiner les réponses que nous avons déjà programmées et à exercer notre pouvoir de choisir à nouveau. Par nos exagérations, nos confusions et nos déformations nous avons laissé notre vie politique, notre Eglise et nos familles en dehors de notre équilibre émotionnel. Nous pouvons apprendre à guérir nos réponses et nos réactions en recherchant une “sobriété émotionnelle”, qui correspond réellement à la tâche que nous appelons la contemplation.
Bill Wilson, un des fondateurs du Programme en 12 Etapes des Alcooliques Anonymes, a déclaré que la guérison n’était pas entière tant que les alcooliques n’ont pas atteint une « sobriété émotionnelle ». Il dit en de nombreuses manières la même chose que ce qu’une religion mystique reconnaît: une spiritualité authentique doit conduire à renouveler entièrement notre vie consciente ainsi que nos programmations inconscientes. Elle ne changera pas seulement notre comportement extérieur, mais nos émotions et nos réponses intérieures, et toute notre façon de penser.
La contemplation ne consiste pas avant tout à être religieux, intravertis, ou pieux – il s’agit d’être honnêtes par rapport à nos émotions et notre esprit. La contemplation est une prise de conscience alternative qui refuse de s’identifier ou d’amplifier des événements qui ne soient que passagers. La contemplation est le contraire d’une dépendance, du consumérisme ou de toute conscience de soi.
La conscience de soi est celle qui normalement nous pousse tous à agir, jusqu’à ce qu’on nous dise qu’il y a autre chose ! Chaque culture enseigne la conscience de soi en différentes manières. A ce niveau, elle me concerne moi, mes préférences, mes choix, mes besoins, mes désirs, moi-même et mon groupe comme point central de référence. Le travail de la religion est celui de nous parler d’une autre sorte de logiciel qui à l’origine s’appelle la prière, tout simplement. Cependant, même le concept et la pratique de la prière ont été captivés par les besoins voraces de l’ego. Même la prière est devenue un moyen d’obliger Dieu à faire ce que nous voulons.
Nous employons donc le mot de contemplation pour que les gens puissent savoir que nous parlons d’un système d’opération totalement différent, d’un logiciel différent, où le moi privé n’est pas le centre de l’attention et de l’interprétation. C’est là le « grain de blé » dont Jésus nous dit qui doit mourir, sinon « il reste seul », simplement un grain de blé, mais s’il meurt « il porte beaucoup de fruit »
(Jean 12,24). Une religion mûre et contemplative a toujours reconnu que nous avons besoin d’un système d’opération entièrement nouveau, celui que Paul appelle « l’esprit du Christ » (1 Corinthiens, 2,156), ou « une révolution spirituelle de l’esprit » (Ephésiens 4,23).
C’est seulement avec ce nouvel esprit que nous pouvons faire croître une nouvelle réponse émotionnelle au moment présent. Lorsqu’il ne s’agit pas uniquement de moi, je suis alors capable devoir avec des yeux beaucoup plus profonds et avec plus de largeur d’esprit. Avec le temps nos réponses deviennent moins instantanées, prévisibles et centrées sur nous-mêmes. Seule la prière contemplative touche l’inconscient en profondeur, là où se trouvent nos vraies blessures, nos motivations et nos visions les plus profondes. Sans cette prière, nous avons ce qui est encore pire – une conscience religieuse centrée sur soi, sur la défensive et prête à l’attaque, bien au-delà de nos habitudes. Alors celle-ci prend Dieu de son côté ; c’est sûrement ce que Jésus voulait dire en parlant du « péché contre le Saint Esprit », qui ne peut être pardonné, parce que le petit moi est incapable d’imaginer qu’il ait besoin de pardon. Il est suffisant et content de soi.
Nous devons apprendre à pratiquer ce nouvel esprit, sinon il n’y aura pas de vrai changement, ni une rencontre authentique avec nous-mêmes, ni avec Dieu ou n’importe qui d’autre. Trouvez votre manière de la pratiquer et apprenez un nouvel esprit.
Cet article est un adaptation de « Le Changement qui change tout », par © Père. Richard Rohr, OFM, dans l’édition d’octobre, 2011, de The Drumbeat. Utilisé avec l’autorisation du Centre pour l’Action et la Contemplation.